Sous ce titre enthousiaste se cachent des sentiments mitigés au sein des Barbarr. Certains, comme notre petite boule d'énergie (vous voyez de qui je parle), sont tout excités à l'idée de découvrir le continent australien. D'autres éprouvent une légère nostalgie à l'idée de quitter la Nouvelle-Zélande, qui nous a si bien accueillis. Pour moi, pas de regrets : les deux mois et demi que nous venons d'y passer nous ont permis, sinon de tout voir, au moins de visiter sans trop de stress la plupart des lieux qui nous faisaient envie.
Revenons-donc un peu sur nos derniers jours dans l'île du Sud. Ayant quitté les Alpes et leurs lacs, nous avons mis le cap sur la région de Christchurch. Aubaine : nous y avons retrouvé des aires de camping gratuites (ça fait du bien au budget), presque totalement absentes dans l'Ouest et le Sud. Profitant de nos derniers jours de location du camping-car, nous nous sommes rendus sur la péninsule de Banks. Cet ancien volcan, fortement érodé, forme de multiples vallées étroites où la mer s'est partiellement engouffrée. Les paysages ainsi formés sont bien évidemment superbes (adjectif que j'ai dû utiliser pratiquement dans tous mes articles sur ce pays !).
 |
| Le grand bras de mer d'Akaroa Harbour, s'enfonçant jusqu'au centre de la péninsule |
 |
| Je vois ma maison ! |
 |
| La plage d'Okains Bay, à côté de notre camping : ça vaut presque celle des Sables d'Olonne ! |
 |
| Une démonstration inhabituelle de danse moderne |
 |
| Une fois n'est pas coutume : les filles nous avaient pris 300 mètres d'avance à la fin de cette promenade (je précise : c'était en descente !) Au fond, on voit la très étroite bande de terre qui nous reliait au reste de la péninsule... |
 |
| Ces oiseaux marins, comme beaucoup d'autres dans ce pays, n'étaient pas bien farouches. Pratique pour les photos ! |
Tout au bout de la route tortueuse qui vient de Christchurch, se trouve Akaroa, petite bourgade qui présente la
particularité d'avoir été fondée par des Français. La
French touch est ici partout présente, et (trop) largement exploitée par les commerçants locaux...
 |
| Le côté français d'Akaroa. Outre "L'essence", il y avait "Le boucher du village", "Chez la mer" (sic), et le poste de police lui-même arborait une pancarte "Gendarmerie" ! |
A ce moment-là, le 11 février, je me suis mis en quête du camping ayant le meilleur réseau Wifi possible. En effet, au milieu de la nuit, avait lieu le lancement (à bien des kilomètres d'ici), et l'amerrissage (à beaucoup de kilomètres aussi, mais un peu moins), de ce formidable engin spatial, mondialement célèbre (!), qu'est l'IXV. Si vous ne connaissez pas, faites semblant, merci, car c'est quand même sur ce projet que j'ai passé pas mal d'années de ma vie professionnelle (les sept dernières, tout de même...). Malgré une nuit quasi-blanche, j'ai eu la grande joie de voir que tout s'est passé pour le mieux. Ouf ! Je pourrais reprendre le boulot sans avoir à trop raser les murs ! Nous avons célébré l'événement comme il se doit (avec des bulles), le soir suivant, qui était aussi notre dernière soirée en camping-car. Les filles ont dû elles aussi être un peu marquées par mes récits de conquête spatiale, car elle ont réalisé une mini-fusée avec les moyen du bord...
 |
| La fusée "Cadeau 1", moins chère que l'IXV... |
Ensuite, après une demi-journée de nettoyage et de rangement (c'est qu'on en accumule des choses, lorsque l'on n'a pas à porter nos sacs, et que Noël est passé par là...), nous avons donc rendu notre maison d'acier. Nous avons passé notre dernier week-end néo-zélandais en mode "urbain", pour changer, à Christchurch même. Nous savions que la ville avait été fortement endommagée lors d'une série de tremblements de terre, entre 2010 et 2011. Mais nous avons tout de même été surpris par l'étendue, quatre ans après, des travaux de réparation ou de reconstruction qui continuent...
 |
| Derrière le tram, l'un des principaux chantiers de reconstruction encore en cours |
Ceci expliquait dans notre esprit pourquoi nous avions eu quelques soucis pour trouver un hébergement, du moins à un prix raisonnable. En fait, l'explication résidait aussi (et surtout) dans le fait qu'un autre grand événement avait lieu ce week-end-là dans la ville : un match de la coupe du monde de cricket ! En bon Français, nous ignorions totalement l'existence et la date de ce genre de manifestation...
 |
| Iris s'est mise très rapidement au cricket... |
Nous nous sommes promenés surtout dans le grand parc de la ville et avons visité son "musée du Canterbury", un peu fouillis (les expositions vont de l'art asiatique à l'exploration de l'Antarctique, en passant par les graphismes sur T-shirts...) mais plutôt intéressant. Le reste du temps, nous avons profité du confort de la maison de notre hôte (nous avons loué deux chambres à Roy, un Néo-Zélandais d'une gentillesse extrême, qui a fait trois fois le taxi pour nous !).
 |
| "Ma sœur est une cloche", semble vouloir nous dire Norah...Sympa ! |
 |
| Ce n'est pas tout a fait le kauri de l'île du Nord, mais il y avait là des arbres de taille très respectable ! |
 |
| Dans le musée du Canterbury, une rue reconstituée permettait de "monter à cheval"... |
 |
| ...et à vélo ! Bon, les pédales sont un peu loin, c'est vrai ! |
Puis, lundi dernier, réveil avant l'aube. Je suppose que pour avoir les billets "tour-du-monde" les moins chers possibles, nous avons souvent les horaires les moins pratiques. Pas grave, car nous avons le temps de nous remettre de ces nuits écourtés (le temps, c'est le grand luxe de notre voyage) ! Nous avons alors quitté les Kiwis, les kiwis et les kiwis, pour de nouvelles aventures !
A bientôt
Renaud