Pas immersion linguistique, non. A mon grand désespoir, nos filles n'accordent à la langue de Shakespeare qu'un intérêt modéré ("Encore de l'anglais aujourd'hui à l'école ? mais c'est tous les jours !"). Parlons plutôt de plongée progressive dans une sorte d'Australie différente (la vraie ?). Les routes et les villages se sont raréfiés. Parfois, le point de référence des bornes kilométriques n'est que la prochaine station essence...
Voilà qui commence (qui continue, plutôt), à me plaire ! Et d'après ce que je lis sur la carte, cela ne va pas aller en s'arrangeant sur les prochains milliers de kilomètres.
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Il paraît que les Australiens ont une réputation de paresse... Je n'irais pas jusque là, mais il semble en effet que certains ne stressent pas outre mesure.
Je traduis : Ouvert du lundi au vendredi, d'à peu près 9h30 jusqu'aux alentours de 12h30. Le samedi, on fait ce qui nous plaît : parfois on coupe les cheveux, parfois on vend des plantes, et parfois on reste à la maison |
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| Ah les émeus ! Même en ville, rien ne semble les affoler. Lorsqu'ils sont sur la route et qu'ils vous voient débouler à 100 km/h droit sur eux, ils ne bronchent pas. Nerfs d'acier ou stupidité sans fond ? Vu leur regard, je pense plutôt pour la seconde option... |
Toutefois, les vacances de Pâques étant là, de nombreux autres campeurs sillonnent les routes. La fréquentation assidue des campings nous a permis de les classer en trois espèces. La première, les jeunes couples en visa vacances-travail qui sillonnent le pays pendant une année, dans un petit van (nous en avons un exemple dans la famille). Allemands, pour beaucoup d'entre eux, français, parfois, c'est finalement ceux avec lesquels nous discutons le plus fréquemment. Seconde race de campeur, les familles australiennes (lors des congés scolaires), surtout dans les campings de bord de mer. Troisième et dernière catégorie : les retraités, qui se lancent eux aussi parfois dans des road-trips impressionnants. Ce sont eux qui dominent la population des campings, dès que l'on se trouve hors vacances scolaires. Et nous, dans le tas ? Notre catégorie de famille tour-du-mondiste est hélas peu représentée.
Pas grave, nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin et nous avons ainsi atteint Exmouth, et le parc marin de Ningaloo, au niveau du coin Nord-Ouest du continent.
Pour filer sur mon concept d'immersion, nous avons avant tout profité de la côte, de ses plages, et de sa faune marine. Grand regret, nous n'irons pas nager avec les requins-baleines, de gentils monstres inoffensifs. A près de 400 $ par personne pour la journée, ça ne serait pas raisonnable. Par contre, moyennant une somme dix fois inférieure, nous nous sommes remis au snorkelling (palme-masque-tuba), et avons retrouvé des fonds marins splendides, peuplés d'une variété de poissons qui dépasse même nos souvenirs de Tahiti ! A chaque fois que l'on retournait dans l'eau, des espèces encore inconnues se montraient. Clou du spectacle, j'ai même eu la chance, avec Norah, de nager quelques minutes avec une tortue (pas grande-grande, non, mais ça fait tout de même plaisir !)
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| Sable blanc et eau turquoise, dans laquelle on peut s'immerger en quelques secondes (Muriel mise à part, bien sûr) |
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| Les pélicans sont toujours fidèles au poste |
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| En route vers Denham, un point de vue d'où l'on apercevait tout en bas requins et autres raies. Parfois, il fallait y croire un peu, car ils étaient bien loin, en contrebas... |
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| On démystifie : il ne fait pas toujours un grand ciel bleu en Australie, même au niveau du tropique du Capricorne... |
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| Vous vous souvenez des stromatolites ? Mais si, les bactéries qui font des rochers, un peu comme des coraux lorsque l'eau est assez salée ! |
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| Petit détour de 150 km au nord de Denham, pour voir des "blowholes" (trous d'où jaillit l'écume lorsque la mer s'engouffre dans les anfractuosités du rivage). Résultat : rien de rien (peut-être n'y avait-il pas assez de houle), mais une plage qui appelait à la baignade... |
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| ...Appel auquel nous avons bien sûr répondu. Là, le concept de l'immersion marche à plein pour Iris ! |
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| A Coral Bay, nous avons organisé au sein de l'équipe notre premier (et dernier ?) championnat de course en palmes, sous l’œil vigilant de l'arbitre. Qui a gagné ? On en débat encore... |
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| Dans le parc de Ningaloo, on campait juste à côté de la plage, quasi-déserte... |
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| ...donc, évidemment, c'était pratique pour les couchers de soleil ! (promis, je n'en mets qu'un seul, cette fois) |
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| La lumière de la fin de journée (avec nous, vous ne risquez pas de voir celle du lever du soleil, car nous ne sommes pas très matinaux !) |
A un autre endroit de la côte, quelques centaines de kilomètres plus au Sud, à Shark Bay, ce sont les... dauphins qui tiennent la vedette (pourquoi "Shark Bay", alors ? aucune idée.) Nourris tous les matins de quelques poissons (il ne faut quand même pas qu'ils oublient leurs techniques de chasse, donc la quantité de nourriture distribuée est très faible), des groupes d'une douzaine de dauphines (mais où sont les mâles ?) s'approchent au ras de la côte. En toute liberté et à l'heure de leur choix. Et ce, sous les yeux émerveillés d'une centaine de touristes et sous la supervision de rangers (les gardes-forestiers locaux). Et les filles, dans toute cette foule, ont eu le privilège d'être choisies pour donner un poisson, à Nicky, dauphin femelle qui fête cette année ses quarante ans (comme nous !)
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| Nicky attendant son poisson, et regardant d'un œil curieux l'attroupement de touristes, nous compris |
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| On a revu quelques wallabies, mais ceux-là étaient très farouches : impossible de les approcher à moins de 20 mètres |
Pour compléter, une ou deux promenades plus terrestres, histoire d'arpenter le bush, et la visite d'un musée de l'espace, pour la culture scientifique de nos filles. Saviez-vous que la station de Carnarvon avait relayé le signal radio des premiers astronautes marchant sur la Lune, capté au moyen de son antenne géante ? Eh bien moi non plus, c'est vous dire...
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| L'antenne géante, qui nous a fourni une ombre bienvenue... |
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| Les
Barbarr dans une maquette de capsule Apollo. A l'intérieur, sur un
écran, compte à rebours et décollage, tandis que, allongés sur nos
sièges, nous ressentions une fraction des vibrations générées par la
vraie Saturn V. |
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| Celle-là, nous ne pouvions pas la manquer ! |
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La gorge de Mandu : 2 heures de balade sans ombre (mais avec une brise bien sympa)
Pas de serpents, mais une agression par fourmis : j'en connais une qui va changer ses sandales pour des baskets, lors de la prochaine rando ! |
A bientôt
Renaud